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Adapt GIS Coop experimental silvicultural network to imagine new silvicultures in global change context

Responsable scientifique : Ingrid Seynave (UMR 1092 Laboratoire d’étude des Ressources Forêt-Bois – LERFOB)

Partenaires Labex :  François Lebourgeois, Sébastien Daviller (UMR 1092 Laboratoire d’étude des Ressources Forêt-Bois – LERFOB); Laurent Saint-André (UR Biogéochimie des Ecosystèmes Forestiers- BEF)

Collaborations : Céline Meredieu (UMR 1202 Biodiversité, Gènes et Ecosystèmes – BIOGECO); Patrick Pastuszka (UE 0570 Unité Expérimentale Forêt Pierroton – UEFP); André Marquier (UMR 0547 Physique et physiologie Intégratives de l’Arbre en environnement Fluctuant – PIAF); Priscilla Cailly (Institut technologique Forêt Cellulose Bois-Construction Ameublement – FCBA); Dominique Merzeau (Centre régional de la Propriété Forestière d’Aquitaine –CPFA); Eric Paillassa (Centre national de la propriété forestière –CNPF); Sandrine Perret, Vincent Seigner, Thomas Cordonnier (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture – Irstea); Claudine Richter (Office National des Forêt – ONF)

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Contexte — Adapter la gestion forestière aux changements globaux (climat, société, énergie) est un enjeu majeur. Les options sylvicoles pour l’atténuation et l’adaptation sont multiples (raisonner le choix des essences, favoriser les mélanges, moduler la fréquence et l’intensité des éclaircies…). L’expérimentation est indispensable pour évaluer ces options, notamment pour quantifier l’impact de la densité des peuplements sur la croissance dans des contextes pédoclimatiques très variés. Les réseaux nationaux de la « Coopérative de données sur la croissance des peuplements forestiers » (GIS Coop) ont été conçus pour étudier cette question : ils couvrent toute l’aire de production de systèmes forestiers majeurs et expérimentent des niveaux de densités extrêmes, de la croissance libre (pas de concurrence entre les tiges) à l’autoéclaircie (concurrence naturelle maximale entre les tiges). Depuis 1995, le GIS Coop mesure la croissance des peuplements sur des placettes expérimentales (environ 850 réparties sur 138 sites) tous les 3-6 ans. Depuis 2011, il collecte également des données floristiques et pédologiques pour estimer les propriétés physico-chimiques des sols. Mais pour étudier les interactions complexes entre les facteurs environnementaux, la gestion sylvicole et la croissance, un suivi infra-annuel du climat, du sol et de la croissance des arbres doit être mis en place.

Objectifs — Ce projet étudie la faisabilité d’instrumentation de sites du GIS Coop pour en tirer les enseignements et conditions pour un déploiement plus large.

Démarche — Pour cette étude, le GIS Coop a choisi de s’intéresser à la disponibilité en eau qui va devenir la contrainte majeure pour la croissance. Quatre sites seront équipés de stations météorologiques, de capteurs d’humidité du sol et de dendromètres.

Résultats et impacts attendus — Après quelques années, une évaluation des moyens financiers et humains nécessaires au déploiement de l’instrumentation à l’échelle de l’ensemble des réseaux sera réalisée. A moyen terme, le GIS Coop évaluera dans quelle mesure la diminution de la densité des peuplements permet de réduire la consommation en eau.